La Villa rouge – James Patterson et David Ellis

Très bon thriller. Haletant du début à la fin.

Le début

Les Hamptons sont en émoi (pour tous ceux qui l’ignorent, il s’agit de la destination préférée des New Yorkais de la Haute Société en période estivale), un crime odieux vient d’être commis dans la villa la plus terrifiante du coin, que l’on surnomme la Villa rouge.

En effet, Mélanie Philips et Zach Stern ont été retrouvés sauvagement assassinés dans l’une des chambres de la villa.

L’inspectrice Jenna Murphy assiste son oncle, le Commissaire Lang, dans la résolution de l’affaire et un homme, Noah Walker, est très vite en état d’arrestation.

Cependant, cette villa renferme d’autres secrets terrifiants et surtout sanglants.

Mon avis

Cela faisait très longtemps que je n’avais lu un livre aussi trépidant. Rien que le prologue vous glace le sang qui est écrit du point de vue du tueur (enfant). Celui-ci s’apprête à tirer sur ses petits camarades avant le début des cours. Déjà, rien que l’idée d’une fusillade me terrifie en temps normal alors qu’il soit commis par un enfant d’une dizaine d’années, ça me terrifie encore plus. Ce qui est marquant ici, c’est la froideur du tireur. Il détaille précisément chaque geste qu’il effectue, et admire chaque tir réussi.

Du début à la fin, le suspens est très vif et on a du mal – en tout cas moi – à s’arrêter de le lire, sauf qu’il est 3 heures du matin et que demain c’est la reprise du travail. Quasiment chaque chapitre se termine par un mini cliffhanger. La tension est nettement palpable.

Ce qui rend également le livre très dynamique, c’est aussi grâce à sa facilité de lecture. Les chapitres sont très courts (une dizaine de pages maximum) et l’écriture est très fluide. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup les romans de James Patterson. D’ailleurs, certaines adaptations cinématographiques sont assez bonnes (je vous conseille par exemple le film (et naturellement le livre) Le Collectionneur de Gary Fleder avec Ashley Judd et Morgan Freeman adapté du livre Et tombent les filles). S’agissant de David Ellis, je ne le connaissais pas jusqu’à présent mais il a collaboré à plusieurs reprises avec James Patterson donc autant vous dire que je vais suivre cela de très près.

De mon point de vue, le dénouement et les explications du responsable de tous ces massacres sont assez bien amenés, cohérents et on ne se perd pas avec trop de détails. Et on s’amuse – oui, oui, je m’amuse – à chercher le coupable du début à la fin, en nous faisant de douter de toutes nos théories.

Le seul bémol que j’ai à dire concerne les personnages et en particulier le personnage principal, Jenna Murphy. Je ne me suis pas du tout attachée à elle, au contraire. Elle est trop impulsive et ne réfléchit pas assez avant d’agir. Ce qui est dommage pour une inspectrice … J’ignore si les auteurs ont voulu que l’on ressente une certaine empathie pour elle mais pour ma part, ça n’a pas fonctionné.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Noah Walker avec ce flou entretenu tout au long du livre : victime ou coupable ? Qu’il soit l’un ou l’autre, les auteurs ont voulu l’humaniser, et on peut un peu mieux s’identifier à lui, en tout cas à ce qu’il peut ressentir. En revanche, j’aurai aimé un peu plus de développement s’agissant de sa relation avec Jenna Murphy, un peu plus de « jeu du chat et de la souris ».

Pour conclure, il s’agit d’un bon livre de suspens que je vous recommande vivement car il est très haletant et la tension est palpable du début à la fin.

Dans le même style, je vous conseillerai le livre le Désosseur de Jeffrey Deaver (aussi adapté au cinéma : The Bone collector de Phillip Noyce avec Angelina Jolie et Denzel Washington).

Enfin, pour parler encore de James Patterson, sortira (je ne sais quand vu le contexte actuel) le film L’Art du crime avec Jeffrey Dean Morgan qui est adapté du livre The Postcard Killers.

Joyeux (mauvais) Noël ! Unexpected Christmas – Phoenix B. Asher

Quelle déception ! 😦

Etant une très grande fan des téléfilms et des romcoms / new romance, je vous cache mon désarroi quand j’ai lu cette … daube.

Vous vous souvenez de mon article sur le film Netlix Obsession Secrète (https://lalibrairieperlee.home.blog/2019/08/20/obsession-secrete-peter-sullivan-si-vous-aimez-les-films-diffuses-sur-tf1-ou-m6-sinon-passez-votre-chemin/), quand je l’avais comparé à un téléfilm TF1 / M6 ? Unexpected Christmas est dans la même veine mais s’agissant d’un livre, je m’attendais à mieux, vraiment mieux.

Je dédicace de nouveau cette chronique à Pauline, qui comme moi adore les films de Noël et romcom.

Chère Pauline ! Fuis ce livre !

Le début

L’histoire nous raconte l’histoire d’Emerson Kessler, issue d’une riche famille californienne (quelle originalité) et qui a été adoptée. Son père d’un soutien sans faille pour elle et sa mère totalement inexistante, qui se préoccupe plus de ses amants que de sa fille. Emerson est fiancée à Camden, jeune avocat associé (forcément) qui semble (naturellement) plus se préoccuper de ses ambitions professionnelles que de son couple.

Emerson doit se rendre au Montana quelques jours avant Noël à la suite d’une lettre lui indiquant le décès de sa mère biologique et l’ouverture du testament. Elle se rend donc dans le Montana afin d’en apprendre plus sur ses origines. Naturellement, la neige l’empêche de repartir (mon Dieu, on ne l’avait pas vu venir, de la neige fin décembre dans les montagnes du Montana) et elle est contrainte de séjourner plus longtemps et dans le complexe de son père biologique, Paul. Elle y fait la rencontre de Sage, un cow-boy pour le moins séduisant, et de sa mère Lorene, tous les deux grands amis de Paul et de sa défunte épouse et mère d’Emerson.

Bien entendu, des liens se créent entre les personnages et des amours profonds naissent. Inutile de vous spoiler, cet amour profond concerne Emerson et Sage.

Mon avis (je présente mes excuses à tous ceux qui ont aimé ce livre mais vraiment, je ne peux pas en dire du bien)

Bon naturellement, je vous dévoile la fin mais on s’y attend tous : Emerson va mettre fin (après 250 pages) à ses fiançailles, elle va se marier avec Sage (oui, je sais c’est incroyable, personne ne s’y attendait), elle finira pas nouer des liens avec son père biologique et trouvera en Lorène (sa future belle-mère) une nouvelle Maman.

En ma qualité de très grande consommatrice de téléfilms de Noël bourrés de clichés (il faut bien se l’avouer), ce livre n’arrive pas à retranscrire les émotions de ce genre de films.

D’une part, les personnes sont plus que caricaturaux (ce qui en vrai ne me dérange pas plus, les téléfilms de Noël contiennent quasiment que des archétypes mais j’arrive à m’y attacher).

Emerson est l’archétype de la jeune fille riche et perdue. Elle se pose énormément de questions sur sa relation avec son fiancé Camden mais est prête à l’épouser en raison des conventions sociales. Bien sûr, dès qu’elle arrive dans le Montana, en talons (meuf, on parle du Montana fin décembre, tu connais pas les UGG ?), elle rencontre Sage, un cow-boy séduisant et elle tombe directement amoureuse de lui car vous comprenez il est doux, mystérieux et beau.

Sage, lui aussi est bourré de clichés. Je ne dis pas que tous les cow-boys sont des hommes horribles et misogynes, mais Sage est trop parfait. C’est agaçant. Il en est même lisse. Le gars est donc beau, a un corps de rêve, est gentil, sait cuisiner merveilleusement bien, est dévoué à son travail, veut rencontrer la femme de sa vie (pour faire des petits cow-boys plus tard), est incroyablement romantique, avenant et prévenant, passionné, et doué pour toutes prouesses sexuelles (et visiblement ne semble pas souffrir de problème d’haleine le matin). Donc, on a un Chris Evans mais sans Dodger (qui est le nom de son chien pour tous ceux qui se poseraient la question). Naturellement, son seul défaut est de trop aimer passionnément (c’est un défaut, vraiment ?) et donc il a des réactions un peu excessives mais tout s’arrangera quand il partira 2 jours au Costa Rica pour reconquérir sa belle. Arrêtons-nous sur ce point : 2 jours pour faire Montana / Costa-Rica. On est d’accord que techniquement c’est jeter son argent par les fenêtres. C’est comme si je faisais 2 jours Paris / Tanzanie et que je profitais seulement d’une heure du Kilimandjaro ! (et encore je suis sympa quand je dis 1 heure). Accessoirement j’ai regardé sur le site Kayak et le vol Montana / Costa-Rica dure entre 33 et 55 heures selon si on a 2 ou 3 escales …

Les seuls personnages qui m’ont été sympathiques étaient les personnages de Paul et Lorene. Lorene est très touchante mais je voudrais que nous évoquions le fait qu’elle arrive à préparer en 3 heures un brunch du nouvel an pour 10 personnes. Même dans un Dîner Presque parfait, les candidats ont du mal à jongler entre tous les plats et il y en a forcément un qui est raté. Personnellement, quand j’arrive à tout gérer entre les haricots verts, les pommes de terre sautées et le poulet rôti, c’est un miracle ! Passons…

En outre, de part son côté totalement prévisible, je n’arrive pas à aimer l’histoire. Le mérite des téléfilms de Noël, ce sont les décorations totalement enchanteresses (la plupart du temps, je ne fais même plus attention aux personnages, tellement j’aime cette ambiance de Noël avec les lumières, les sapins à profusion, les étoiles partout, la préparation des plats de Noël et des biscuits). Dans ce livre, je trouve qu’il n’y a aucune magie de Noël. La description des décorations est tout à fait succincte.

Enfin, les dialogues sont à l’image des personnages … plats ! On ne trouve aucune originalité.

Bon j’ai eu pas mal de travail, donc j’ai dû faire des pauses lecture, ainsi j’ai dû passer 2 ou 3 semaines à le lire mais il se lit en quelques heures facilement (le pire c’est que j’avais commencé fin 2019). Les chapitres ne sont pas trop longs (encore heureux) et le livre est découpé comme tous les livres de new romance, chaque chapitre est écrit du point de vue du personnage masculin ou féminin. Tiens parlons des chapitres de Sage, qui ne fait que répéter : « Mon Dieu ce qu’elle est belle la rousse ». C’est franchement redondant. Les chapitres consacrés à Emerson ont le mérite de développer son personnage, on voit son évolution de (pauvre) petite fille riche à « j’ai toujours été une fille de la nature / l’écologie c’est mon truc / vive les toilettes sèches » (ok ok j’exagère).

Pour terminer, on parle de new romance (et donc dans la veine des Harlequin, c’est-à-dire des romans érotiques) et on parle de scènes de sexe et ce dès les 30 premières pages. Là, (sous prétexte que c’est Noël peut-être ?), elles arrivent au bout de la 200ème page. Bon, en vrai ce n’est pas très grave mais, n’appelez pas ça new romance mais juste « comédie romantique chaste ». L’auteur aurait juste écrit : « Emerson et Sage ont passé la meilleure nuit de leur vie », ça n’aurait rien changé.

Je suis un peu dure mais on ne blague pas avec Noël ! Sujet ô combien sacré !

Sinon, si vous voulez des romans de Noël : vous avez Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire de Joanna Bolouri. Et ça tombe bien, j’ai écrit un article à ce sujet (Quel hasard !)

https://lalibrairieperlee.home.blog/2020/03/08/comment-ne-pas-faire-pitie-a-noel-quand-on-est-celibataire-joanna-bolouri/

La Plateforme – de Galder Gaztelu-Urrutia. Bon appétit bien sûr !

Je crois que je n’ai jamais autant été sceptique pour un film. Dois-je l’aimer ou dois-je le détester ? Le film part d’une bonne intention. On sent que le réalisateur a voulu dénoncer les injustices sociales, les privilégiés contre les autres, le capitalisme, l’égoïsme des individus, la préservation de l’innocence mais à titre personnel et pas que (je dédicace cet article à Pauline avec qui j’ai fait ma petite séance cinéma), cela mal été amené et le film aurait eu autant d’impacts sans les scènes gores.

Le début

Un homme, Goreng, se réveille dans une salle, numérotée 48. Son co-géolier, Trimagasi, est assis de l’autre côté de la pièce et lui explique le fonctionnement de cette tour-prison. Chaque salle est composée de deux personnes. Une fois par jour, une plateforme descend d’étages en étages afin de nourrir les « pensionnaires ». Naturellement, plus la plateforme descend, moins il reste de nourriture. Ainsi, les pensionnaires du niveau 1 seront privilégiés tandis que ceux du niveau 100 n’auront presque plus rien. Et ne parlons pas des niveaux encore inférieurs. Petite subtilité supplémentaire, il est interdit de conserver de la nourriture dans un but de réserve. Au fur et à mesure des jours les deux pensionnaires nouent des liens. En outre, chaque détenu a le droit d’apporter l’objet de son choix. Ainsi, Goreng confie à Trimagasi que l’objet qu’il a eu le droit d’amener est son livre Don Quichotte (de Miguel de Cervantès). Trimagasi, quant à lui, a apporté son couteau. Mais, l’enfermement et le manque de nourriture se font sentir sur ces prisonniers, et la folie semble s’imposer de plus en plus face à l’humanité des personnages.

Mon avis (attention un peu de spoilers … )

Mon Dieu ! Que j’ai eu du mal avec ce film. Et je ne suis pas seule (dédicace donc à ma complice Pauline).

Tout d’abord, la photographie est très soignée. S’agissant, d’une tour-prison, il y a très peu de lumière mais cela rajoute au côté oppressant du film. On est plutôt dans les tons gris, bleus donc lorsque les plans montrant les cuisiniers préparer les plats quotidiens en pleine lumière avec de la nourriture hautes en couleur, on ne peut que se dire que le contraste est saisissant. Par ailleurs, les gros plans permettent d’accentuer la solitude, le désemparement et la folie des personnages. La musique, quant à elle, rajoute au sentiment de malaise que l’on éprouve tout au long du visionnage. D’ailleurs, ne vous attendez pas à écouter de la grande musique. Il s’agit surtout de sons stridents, grinçants qui mettent en relief l’enfer des personnages.

Je n’ai rien à redire sur les acteurs qui jouent tous merveilleusement bien. Mention spéciale pour Zorion Eguileor (Trimagasi) qui joue à merveille le rôle de ce senior fragile et amical aux premiers instants du film puis qui s’avère être beaucoup plus inquiétant (spoiler alert) et carrément psychopathe.

J’ai eu du mal à accrocher avec le personnage de Goreng (Ivan Massagué). Il m’a agacée légèrement au départ, notamment quand il souhaitait ne pas manger (ce que j’ai trouvé stupide car à un moment donné il va falloir y aller et mettre la main à la pâte). De même, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre son choix d’être emprisonné volontairement dans cette tour-prison afin d’obtenir un papier lui permettant de s’élever socialement. J’avoue, ça, ça m’échappe. Mais ce n’est que mon point de vue personnel.

Alors, on ne peut pas dénier le fait qu’il y a de très bonnes idées. En effet, cette tour-prison reflète les inégalités sociales, les privilégiés contre les laissés-pour-compte. Goreng, à l’instar de Don Quichotte, est un idéaliste, il veut combattre les inégalités, restaurer un semblant de vie en société, quitte à imposer SA vision. Preuve en est lorsqu’il descend de niveau en niveau avec son nouveau compagnon Baharat (Emilio Buale), son Sancho Panza, et qu’ils n’hésitent pas à tuer les prisonniers belliqueux (bon ok, ils l’avaient peut-être mérité mais parfois j’avais l’impression que c’était un peu gratuit).

Mais, ce film a, et c’est mon humble avis, beaucoup de défauts.

D’une part, je l’ai trouvé horriblement lent ! Si on souhaite le comparer avec un film traitant des inégalités sociales et de la lutte des classes, on peut prendre pour exemple le film Snowpiercer de Bong Joon-ho (récemment oscarisé) et que je vous recommande, pas seulement parce qu’il y a Chris (Dieu vivant) Evans, mais parce qu’il s’agit d’un excellent film, et je vous recommande dans le même temps la bande-dessinée Le Transperceneige de Jacques Lob (scénario) et Jean-Marc Rochette (dessin). Dans La Plateforme, tout est oppressant, malsain, du début à la fin. Même les scènes des cuisine m’ont mise mal à l’aise.

D’autre part, trop de gore ! Que l’on réalise un film réaliste, je suis on ne peut plus d’accord. En revanche, j’ai trouvé certaines scènes sanglantes inutiles. En vrai, je ne suis pas si fragile que ça question hémoglobine (je suis une très grande fan de la saga Saw et j’ai réussi à ne pas avoir la nausée en regardant Hostel, du réalisateur Eli Roth), mais là je n’ai pas accroché. On peut utiliser énormément de sang pour des questions esthétiques, Quentin Tarantino en est friand, notamment la scène du massacre des 88 fous dans Kill Bill, Volume 1, et encore la scène est en noir et blanc, mais je trouve que ça fait sens (après je suis une admiratrice de Tarantino donc mon jugement ne compte pas vraiment). Je pense que le film aurait eu tout autant d’impacts sans ces scènes trash.

Enfin, la fin ! Parfois, laisser le spectateur se créer sa fin n’est pas une bonne idée car le réalisateur a laissé trop de questions en suspens. (Spoiler alert, j’y suis contrainte). Au fur et à mesure des mois passés dans la tour-prison, Goreng rencontre Miharu qui cherche sa fille depuis des mois. Cependant, il lui a été dit qu’aucun enfant ne se trouve dans la fosse. Miharu, n’hésite pas à tuer tous les prisonniers qui l’agressent et tentent de la violer et n’hésite pas à se nourrir d’eux. Après avoir deux fois changé de détenus (en raison de leur mort), Goreng partage son niveau avec Baharat et décident tous les deux de descendre jusqu’au dernier niveau en protégeant un dessert : la panna cotta ! Ainsi, arrivée au dernier niveau, la panna cotta pourra remonter au niveau 0 qui est le niveau des cuisines. Cette panna cotta représente un symbole de protestation ultime contre les inégalités. Cependant, arrivés tous deux au dernier niveau (333), ils rencontrent la fille de Miharu qui a miraculeusement survécu (a priori, sa mère tuait les détenus et elle nourrissait sa fille de ces prisonniers morts). Ainsi, ce n’est pas la panna cotta qui remonte mais la petite fille, symbole de pureté et d’innocence (en tout cas, je l’interprète comme ça). Cependant, au vu de l’état de Goreng qui reste au dernier niveau – son compagnon Baharat est décédé quelques instants auparavant – on peut se demander si la petite fille a vraiment existé ; étant précisé, qu’une scène nous montre le chef cuisinier s’énerver contre ses employés à cause … d’un cheveu sur la panna cotta. Ainsi, tout ceci a-t-il été inutile ? La petite fille existe-t-elle vraiment ? La panna cotta est-elle remontée ? Trop de questions en suspens et trop d’interprétations donc. J’aime bien les fins ouvertes mais là je l’ai trouvée plus confuse qu’autre chose. Voire même, j’aurai préféré une fin à la limite du pessimisme (et qui aurait été malheureusement plus réaliste).

D’ailleurs, je vous conseille ce lien Netflix qui donne une interprétation du film et que je trouve tout à fait pertinente : https://twitter.com/NetflixFR/status/1250830696341549061?s=09

En réalité, je vous conseille de le regarder car il reste très intéressant mais il faut s’accrocher.

Midsommar, Ari Aster. Un ensoleillement horrifique

Ce film m’a fort troublée. Après l’avoir visionné, je me suis posé énormément de questions sur les personnages, l’histoire, la communauté. Dans tous les cas, j’ai adoré !

Le début

Lorsque Dani (Florence Pugh) perd sa soeur et ses parents dans des circonstances dramatiques, celle-ci est totalement désemparée et inconsolable. Son petit-ami Christian (Jack Reynor) lui propose alors de la rejoindre avec lui et ses amis en Suède afin de participer à des festivités uniques dans un petit village reculé.

Le petit groupe d’amis pensant alors assister à des fêtes joyeuses et insouciantes, se retrouvent au coeur de cultes bien particuliers et atroces.

Mon avis

Voilà un moment que j’attendais un film d’horreur avec une ambiance unique. Voilà un film où le gore ne fait pas tâche (quel jeu de mots magnifique).

J’ai tout d’abord adoré la manière dont le film est tourné et en particulier les jeux de lumière. L’introduction se passe lors d’une nuit en plein hiver. Tout est sombre, il neige. Puis, le malheur se produit. Puis, vient l’été et le départ du jeune groupe en Suède lorsqu’il fait jour quasiment 24 heures sur 24. Il fait chaud et tout est ensoleillé.

Pour autant, en dépit de cet ensoleillement constant, une ambiance malsaine et anxiogène règne. On sait que quelque chose d’horrible va se produire.

S’agissant des acteurs, mention spéciale à Florence Pugh (que l’on retrouvera prochainement dans le film Black Widow et que vous avez sûrement vue dans le film The Little women, sorti en début d’année). Elle incarne parfaitement ce personnage désemparé qui recherche une nouvelle famille, un soutien moral de ses proches mais qui en même temps peut paraître froid et distant. J’ai réellement été bluffée par son jeu.

A contrario, j’ai détesté le personnage de Christian, arriviste au possible (il s’attribue la thèse de son ami), lâche (il n’ose pas mettre un terme à sa relation avec Dani), infidèle (même s’il y est plus ou moins contraint).

Ce qui m’a frappé, c’est qu’en vérité on ne s’attarde pas réellement sur les personnages du village, ni même ses « amis ». L’accent est vraiment mis sur le personnage de Dani. J’ai même trouvé que ses amis n’étaient en fin de compte présents que pour renforcer le contraste avec elle (l’ami idiot, l’ami studieux soucieux de sa thèse, le couple très amoureux et soudés à l’opposé de son propre couple). Ils n’apportent pas réellement quelque chose à l’histoire, à l’exception de Christian, son petit-ami. Ils ne sont là que pour mettre en exergue le malaise et le mal-être de Dani. Naturellement, ce n’est que mon avis personnel.

D’autre part, j’ai trouvé qu’il y avait dans ce film une tension du début jusqu’à la fin. Même si l’on s’attend à certains évènements, tout est bien amené. On ressent un certain malaise. Pourtant, ce film n’est pas traumatisant.

Cependant, ne vous méprenez, ce film n’est pas seulement horrifique avec quelques scènes contenant de l’hémoglobine (passez votre chemin si vous recherchez un film tel que Conjuring, Anabelle, Saw ou Vendredi 13).

Il est également psychologique. En effet, il aborde certains thèmes tels que le sentiment de solitude et le fait de vouloir appartenir à une communauté, une famille, la dépression, le deuil, les problèmes conjugaux.

Pour conclure, on n’en ressort pas tout à fait indemne.

You by Netflix. Une série plutôt addictive.

Une nouvelle fois, je suis en retard sur les séries « star » de Netflix. C’est donc plus d’un an et demi après sa sortie sur Netflix (elle avait été préalablement diffusée sur Lifetime aux Etats-Unis) que je publie cet article, étant précisé que la saison 2 est disponible depuis peu.

Cet article est donc dédié à tous ceux qui sont en retard dans leur liste Netflix, comme moi !

Le début

You raconte l’histoire de Joe Goldberg (Penn Padgley), gérant d’une librairie à New York (oui, il en existe encore ; d’ailleurs je vous invite fortement à vous y rendre quand vous en voyez une). Il fait la connaissance d’une étudiante en littérature Guinevere Beck (Elisabeth Lail) dont il tombe tout de suite amoureux. Ils accrochent dès les premiers instants. Elle l’aime bien mais sans plus (traduction = il est dans la friendzone) mais leur relation évolue et elle s’aperçoit que Joe est différent des autres hommes qu’elle a connus auparavant.

D’une certaine façon, elle n’a pas tort. Sous ces airs de garçon frêle, doux, intello, Joe développe une véritable obsession pour Beck. Il la suit, vole son téléphone, consulte ses réseaux sociaux plusieurs fois par jour et surtout « éloigne » les personnes nuisibles à sa vie (= comprenez, il ne leur fait pas des trucs très sympas).

Mon avis

Je me rends compte que le début ne semble pas très accrocheur. Ça ressemble beaucoup aux débuts que l’on peut trouver les après-midi sur TF1 et M6. Cependant, ce qui différencie la série des fameux téléfilms de l’après-midi et qui la rend si intéressante et addictive, c’est le narrateur à savoir Joe lui-même (je critique, je critique mais je suis la première à regarder ces films).

En effet, Joe nous fait vivre toutes les étapes de son amour (son coup de foudre, ses doutes, son ressenti face aux amis de Beck ou ses anciens amants). On est même parfois de « son côté ». Car au fond, Joe n’est pas un sociopathe comme les autres. Il fait peur certes mais il est aussi fascinant et pour lui tout est justifié car il le fait par amour et que l’on pourrait faire n’importe quoi pour la personne que l’on aime. (Ça reste encore à prouver).

La série est par ailleurs bien rythmé (encore une fois, une dizaine d’épisodes est largement suffisant parfois). Chaque épisode contient de l’humour, du suspens, des rebondissements. En revanche, elle est loin de faire peur et ne vous attendez pas à du gore, il y en a très peu (et c’est très bien ainsi).

Maintenant, reste à savoir si la saison 2 est à la hauteur de la première… Je vous dirai.

Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire, Joanna Bolouri

Oui, je sais nous sommes le 8 mars 2020 mais que voulez-vous pour moi il n’y a pas de saison pour Noël ! Je pourrai lire ce livre même sur une plage un 15 août par 30 degrés tellement je l’ai aimé.

Dans tous les cas, si vous avez aimé Le Journal de Bridget Jones vous aimerez également ce roman pétillant. Un petit bijou !

Le début

Emily Carson est enseignante à Londres et vit avec ses deux colocataires, Alice et Toby. Elle fréquente également Robert, un cadre d’une quarantaine d’années depuis quelques mois et espère que leur relation prendra un nouveau tournant prochainement. Enfin, il y a Evan, son très séduisant mais également très bruyant voisin (bizarrement je l’imagine bien avec le physique de Chris Evans). En effet, Emily a l’immense joie d’entendre régulièrement ses prouesses sexuelles, ce qui l’empêche de dormir paisiblement. De là, s’en suivent de très nombreuses chamailleries entre eux. 

Comme chaque année Emily passera les fêtes de fin d’années avec sa famille, moment qu’elle redoute tous les ans dans la mesure où tout le monde la harcèle sur son célibat. Mais cette année sera différente, car cette fois-ci elle ne viendra pas seule, Robert sera également présent.

Elle sera donc plus qu’heureuse de leur annoncer la venue de son nouvel amoureux et espère ainsi éviter toute critique à son encontre et avoir enfin la paix. Pourtant, son bonheur est de courte durée car elle découvre que Robert lui ment depuis le début de leur relation, ce dernier étant marié et ayant deux enfants.

Dévastée, elle met un terme à leur relation et se demande comment elle va annoncer la nouvelle à sa famille qui ne manquera pas de lui faire des remontrances sur son statut de maîtresse et son manque de discernement.

Se réfugiant le temps d’une soirée dans l’alcool, Evan entend la détresse d’Emily et décide de la réconforter du mieux qu’il peut. C’est alors que lui vient l’idée d’inviter Evan à passer les fêtes avec elle (et sa famille) et de se faire passer pour Robert, moyennant salaire et location d’une Mercedes. S’en suit donc un long périple vers la ville natale d’Emily en Ecosse afin de leur présenter l’heureux élu.

Mon avis

J’ai adoré ce roman. Je ne connaissais pas l’auteur jusqu’à présent mais je vais la suivre de près dorénavant.

Ce roman est drôle et touchant à la fois grâce à Emily qui est la narratrice. C’est un personnage qui ne manque pas d’humour notamment dans la description de toutes les mésaventures qu’elle rencontre, à commencer par ses nuits sans sommeil dues aux prouesses sexuelles de son voisin Evan.

La manière dont le roman est construit m’a rappelé certaines comédies (par exemple, le Barbier de Séville, Le Jeu de l’amour et du hasard), avec des jeux de mots, des comiques de situation (la scène de la douche), des comiques de caractère (la mère d’Emily), des rebondissements (l’arrivée du vrai Robert).

On retrouve quelques personnages forts tels que la mère, intrusive, qui critique les moindres faits et gestes de ses filles, qui veut à tout prix des petits enfants et utilise régulièrement dans ses discours le « passif/agressif ». Il y a également Robert, le personnage détestable en tout point : snob, dédaigneux, arrogant, trompeur. Et le personnage d’Evan, l’homme romantique par excellence, beau, séducteur, drôle et aimant.

Enfin, je me suis beaucoup attachée au personnage d’Emily, même si je suis plus jeune qu’elle, je n’ai pas eu de mal à comprendre ce qu’elle ressentait notamment sur le fait de vouloir avancer dans sa vie, changer de travail, etc. On peut également comprendre les réticences qu’elle a à entamer une relation avec Evan qui a près de 10 ans de moins qu’elle. C’est un personnage très réaliste et je pense que beaucoup de femmes se reconnaîtront en elle.

Il donne également envie de se rendre en Ecosse. J’ai trouvé la description du pays assez chaleureuse (sauf en ce qui concerne les températures).

Le petit plus : les nombreuses références musicales, littéraires ou cinématographiques qui accentuent le ton humoristique du roman.

Et puis, ce roman se déroule à Noël. Tout est dit !!!

Bref, un livre très divertissant et tout à fait adapté aux fêtes de fin d’années. Il est léger, drôle et pétillant. Les personnages sont tous attachants. Une excellente comédie romantique de Noël, qui mériterait d’être adaptée au cinéma pour tous ceux qui aiment les « RomCom » telles que Love Actually ou Le Journal de Bridget Jones.

Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

Un livre très émouvant. Nous ne réalisons pas à quel point les souvenirs sont importants. Virginie Grimaldi nous le rappelle dans un roman très touchant.

Bonjour à tous,
Cela faisait un long moment que je n’avais pas écrit d’articles. Et pourtant, je n’ai pas chômé question lecture puisque je participe toujours à l’édition 2019 Top Lecteurs des éditions France Loisirs.
Je vous présente donc l’un des livres que j’ai eu l’honneur de lire ces dernières semaines.
J’espère que mon article saura vous convaincre. Courez l’acheter !

Le début

Ce roman raconte la vie des habitants du quartier de l’impasse des Colibris à travers la vie de Marceline et Anatole qui ont emménagé dans leur maison lorsqu’ils avaient une vingtaine d’années ainsi que celle de leurs voisins.

Le roman débute lorsque Gustave, l’un de leur voisin, leur apprend que le maire de la ville veut construire un groupement scolaire à l’endroit même où ils vivent tous ; ce qui conduira à leur expropriation.

Ayant tous passé les quatre-vingts ans, les habitants décident de se révolter contre cette décision, voulant tous passer leurs dernières années là où ils ont toujours vécu. Ce quartier est pour eux toute leur vie.

Après avoir échangé avec le maire qui refusa de revenir sur sa position, le groupe d’octogénaires décident de procéder à diverses actions de résistance afin de pouvoir continuer à vivre dans « L’impasse des colibris ».

C’est ainsi que Marceline, Anatole, Rosalie, Marius, Joséphine et Gustave décidèrent de mettre de côté leur mésentente afin de s’unir pour un même but et donneront un nom à leur groupe : « les Octogéniaux ».

Mon avis

Je crois que je n’ai jamais autant pleuré en lisant un livre (peut-être suis-je un peu sensible aussi). Il est très émouvant, écrit avec beaucoup de tendresse et d’humanité. Virginie Grimaldi mélange moments humoristiques et moments tristes. C’est très bien rythmé et équilibré. C’est à la fois un livre dramatique et un roman feel-good car rempli d’amour.

J’ai beaucoup apprécié le mélange entre souvenirs (chapitres en italiques) et les moments actuels. Cela donne une bonne dynamique. En effet, on retrouve les moments les plus drôles dans les moments actuels notamment grâce aux actions menées par les « Octogéniaux » mais on retrouve les moments les plus nostalgiques et parfois heureux dans les souvenirs de Marceline (les chapitres en italique).

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Virginie Grimaldi. J’avais lu peu de livres d’elle. Elle est drôle et touchante à la fois. Le livre est accessible à tous peu importe le sexe ou l’âge.

Ce livre nous invite mine de rien à réfléchir à nos actions passées et futures et au temps qui passe. Il montre notamment comment une décision, peut avoir des répercussions importantes sur la vie, même si l’on pense qu’elle ne sera pas décisive. L’histoire d’amour entre Marceline et Anatole est également très touchante. Ils ont vécu des moments dramatiques mais sont toujours restés unis. Ils n’ont jamais passé une seule nuit l’un sans l’autre (c’est mon côté romantique qui parle).

Comme toujours, vous pouvez retrouver ce merveilleux livre aux éditions France Loisirs. Et si vous n’êtes pas encore abonnés, faites-le !

https://www.franceloisirs.com/romans/quand-nos-souvenirs-viendront-danser-fl10209485.html

Obsession secrète – Peter Sullivan. Si vous aimez les films diffusés sur TF1 ou M6 sinon passez votre chemin.

Avec Brenda Song et Mike Vogel

Comment dire … J’ai plutôt aimé ce film parce que j’adore réellement les téléfilms diffusés sur TF1 et M6 et que je ne regarde pas H24 des films de Quentin Tarantino, mais je ne sais pas quoi dire de plus pour vous le faire aimer car en résumé : il est bourré de clichés !

Mais comme je suis sympa, je vais émettre une critique avec de l’humour car au final ce film est assez drôle (à sa manière). Il y aura sûrement du spoil mais comme il s’agit d’un téléfilm type TF1 ou M6, ça n’a pas grande importance car on connaît tous la fin.

Le début … prévisible

Le film commence par la tentative de Jennifer de fuir (la nuit et sous la pluie) un tueur (mais il aurait été cocasse et peu probable aussi qu’il soit juste un type voulant ouvrir des huîtres) muni d’un couteau et qui en plus porte une casquette, des chaussures du style Timberland et un ciré noir. Comme vous pouvez vous l’imaginer … elle échoue et se fait renverser par une voiture … (pas très douée la fille).

Elle est tout de suite envoyée à l’hôpital et arrive quelques minutes plus tard (j’insiste sur le « quelques minutes ») son « époux » inquiet (accessoirement on ne sait pas comment il a fait pour connaître tout de suite le lieu de son hospitalisation, bah oui, elle aurait pu être en vacances).

Quelques heures plus tard, le médecin se rend auprès de l’époux et lui indique qu’il est fortement probable que Jennifer soit amnésique à cause du choc pour une durée indéterminée. Et en effet elle l’est ! (Whouah quelle surprise !).

L’époux qui se nomme Russell (désolée pour l’omission du prénom) se rend à son chevet. Forcément, elle ne le reconnaît pas et lui en bon samaritain décide de « l’aider » à se remémorer leur mariage.

Quelques semaines plus tard (Jennifer toujours amnésique), Russell ramène sa femme dans leur maison (d’ailleurs qu’est-ce qu’elle est belle cette demeure !)

Mais le comportement de Russell semble inquiétant … Est-il son vrai mari ? (Spoil alert : NON).

Mon avis

Mon avis sera court mais il résume bien ce film à mon sens : c’est un véritable nanar et pour les raisons listées ci-après !

  • Tout est dans le titre !
  • Les personnages sont d’un cliché affligeant. Elle, la femme douce et innocente mais qui sait magnifiquement crocheter des serrures. En revanche, incapable de vérifier dès les premiers signes de bizarrerie de son mari s’il y avait une carte sim dans son téléphone ou une batterie ;
  • La fin est prévisible (oui le policier découvre le secret de Russell et oui la fille le tue) ;
  • Les scènes sont prévisibles, c’est affligeant : la voiture qui ne démarre pas, la fille qui fouille dans la maison mais oh ciel mon mari revient plus tôt, je dois me dépêcher de tout remettre en place !

Pour résumer : ce film a pour but d’être mis en fond sonore pendant qu’on cuisine, repasse, fait la vaisselle, etc. Mais ça passe le temps quand même.

Dispo sur Netflix si vous n’avez rien à faire un jour.

The Invitation – Karyn Kusama. Devine qui vient dîner ?

Un thriller psychologique assez original

En cette ère de reboot, de remake, de « je te refais les dessins animés Walt Disney de ma jeunesse mais en Live Action » j’ai pris la décision, en ce mardi 20 août 2019, de ne consacrer mes articles relatifs aux films ou séries, qu’à des oeuvres originales ou adaptées d’un roman.

Ce film, The Invitation, s’inscrit donc dans cette optique.

Note pour plus tard : rédiger des articles qui traitent de films « légers » tels que Love Actually ou Bridget Jones.

Le début

Will (Logan Marshall-Green) est convié à un dîner de retrouvailles chez son ex-femme Eden (Tammy Blanchard) et son nouveau mari David (Michiel Huisman). Il est accompagné de sa nouvelle compagne Kira. Jusque là tout va bien. Lors de leur arrivée, l’ambiance y est un peu gênante car Will n’a pas vu Eden depuis la mort accidentelle de leur fils, mais Will semble ravi de la revoir ainsi que ses anciens amis dont il s’était éloigné.

L’ambiance s’étant un peu détendue, Eden raconte au petit groupe d’amis, la manière dont elle a rencontré David, à savoir lors de réunion de groupe de soutien aux personnes endeuillées. Elle évoque également la manière dont le groupe s’est soutenu tout au long de cette étape et les différentes manières de faire face au chagrin.

Cependant, Will n’est pas tranquille, il sent que quelque chose est différent chez Eden et que David tente délibérément de cacher certains détails.

D’un dîner plutôt classique chez des amis, Will va se retrouver en plein cauchemar.

Mon avis

J’ai été agréablement surprise par ce petit film « simple » aux premiers abords mais qui dévoile tout son potentiel au fur et à mesure.

Le film est assez lent (je préfère prévenir car ça ne peut pas plaire à tout le monde) sans pour autant être ennuyeux. Il y a très peu de musique, voire pas du tout, ce qui accentue l’ambiance assez oppressante. Il est vrai qu’il ne se passe pas grands choses au début. On se pose plus des questions comme « tiens, il/elle va faire ceci ou cela ? », « il/elle va-t-il/elle mourir dans des circonstances étranges ? »

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas regardé de huis clos et c’est toujours autant un plaisir, car ce qu’il y a d’intéressants avec ce type de films, ce sont les non-dits, les regards, la psychologie des personnages. Bon certes, la personnalité des « amis » n’est pas réellement développée dans ce film, mais les regards et les sous-entendus sont présents.

Logan Marshall-Green (que nous voyons assez peu malheureusement / accessoirement cet homme ressemble fortement à Tom Hardy, ce qui n’est pas pour me déplaire) est convaincant dans le rôle de ce père endeuillé qui malgré tout n’arrive pas à tourner la page. On assiste lentement mais sûrement à la descente aux enfers de son personnage.

Enfin, j’ai trouvé la toute dernière scène assez bluffante. Quoiqu’on en dise on ne s’y attendait pas vraiment.

Malgré tout, ce film aurait mérité quelques minutes supplémentaires afin d’approfondir quelques points mais ça le rend un chouilla mystérieux.

Disponible sur Netflix (comme de par hasard !).

Cinq Ami(e)s au soleil – Emma Sternberg. Parce que l’été n’est pas terminé !

Frais, léger, un roman feel good à dévorer près d’une piscine ou à la plage. A ne pas rater cet été !

Le début

Après avoir découvert l’infidélité de son compagnon Martin, Linn est totalement dévastée, mais plus que tout elle se sent terriblement seule. Cependant, le destin lui réserve une énorme surprise en la visite de Monsieur Cunningham chargé le jour de la découverte de l’infidélité de Martin, de lui apprendre qu’elle a hérité d’une villa dans les Hamptons aux Etats-Unis, dont la propriétaire était une tante au second degré nommée Dotty Weber et qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Sur un coup de tête, elle décide d’aller voir son héritage de ses propres yeux. Elle se rend donc en Amérique où elle découvre cette magnifique propriété, certes un peu vétuste, mais pleine de charme. Elle découvre par la même que la maison est habitée par cinq retraités et anciens amis de sa tante Dotty : Patty, sa meilleure amie, Ornella, Eleonore, Maxwell et Frederic, tous aussi attachants les uns que les autres. Elle fait notamment la rencontre de Ted, le fils d’Eleonore qui ne la laisse pas indifférente. De cette rencontre, des liens forts se créent pour notre plus grand plaisir.

Mon avis

J’ai adoré ce roman. Le style est fluide et dynamique. On devient même totalement accro à l’histoire. L’écriture me rappelle sans hésitation les livres de Danielle Steel.

Les descriptions des paysages des Hamptons sont absolument parlantes et d’un réalisme fou. On se sent transporter en pleine campagne. On s’imagine sans mal déambuler dans les couloirs, les chambres, prendre le petit-déjeuner dans la cuisine, lire un bon livre dans le salon ou le jardin d’hiver… Et si on a envie de voir ces paysages de nos propres yeux sans acheter un billet d’avion, je vous invite à regarder les séries Revenge et Gossip Girl.

Les personnages sont absolument attachants. Linn est un personnage très sensible auquel on peut facilement s’identifier. Elle essaie à tout prix de trouver une solution pour protéger les gens qu’elle aime. J’ai également adoré le personnage d’Ornella, dynamique et touchant.

Pour autant, je regrette que certains personnages soient moins exploités que d’autres tels que Maxwell ou Eleonore…

Enfin, la fin du livre est plus qu’évidente mais en même temps n’est-ce pas pour cette raison que nous adorons les romans feel good ?

Ce roman est avant tout un roman « humain » avec des personnages tout à fait attachants et émouvants, qui n’hésitent pas à se soutenir les uns les autres.

Un passage m’a particulièrement marquée : « Le Sea Whisper Inn est en réalité une communauté de vie, de veuves et de veufs, une communauté de cœurs solitaires, un foyer pour gens ayant perdu le leur ». A mon sens, ce passage résume parfaitement le livre.

Emma Sternberg est un auteur à suivre absolument !

Ce livre est naturellement disponible aux Editions France Loisirs.

https://www.franceloisirs.com/romans/cinq-amies-au-soleil-fl10135829.html